Que désigne-t-on par mental?
Lorsqu’on observe le fonctionnement de l’être humain, un flux incessant de pensées génère un courant incessant d’émotions qui alimentent à leurs tours, le flot des pensées. Le cycle fonctionne en boucle et s’auto alimente lui-même de façon quasi ininterrompue du matin au soir.
- Ces pensées sont engendrées par les stimulations de la vie qui entrent en contact avec des prédispositions chez la personne : chaque perception engendre une attraction, si elle est jugée comme favorable, ou une répulsion, si elle est jugée comme défavorable.
Il s’en suit une série de réactions intérieures et extérieures qui empêchent un réel contact avec l’environnement : la personne est prise en otage et ne vit plus librement dans l’instant. - La conséquence principale est que l’homme, la femme ne vivent plus dans le monde mais dans « leur monde » de peurs et de désirs.
- Les prédispositions proviennent d’empreintes du passé (Samskara, Vasana).
Origine du mental ?
–Histoire de la création de l’ego.
Atterrissage sur terre : le nourrisson est pur être jusqu’à quelques mois.
- Peu à peu, le sens de l’égo apparait légitimement et avec celui-ci, le sens de la séparation: image du paradis perdu.
- Celui-ci se forme en 7 ans, jusqu’à l’âge de raison, en lien avec le mental. A chaque année, correspond la formation d’un chakra principal.
- L’égo est indispensable sur terre: il est important que l’enfant ait un sens de son individuation. Par exemple, qu’il réponde à son prénom.
- Au sens, de l’ego s’associe la pensée qui est utile, elle permet de prévoir une action et de la préparer de façon adéquate dans l’avenir : demain, je vais à Rennes, j’achète ce soir mon billet sur internet. La dernière fois que j’ai été à cette adresse, je n’ai pas pu me garer : j’y vais en métro.
–La création du mental.
Au fil des premières années, avec le sens de l’ego qui se développe, vont se produire des évènements plus ou moins traumatiques. L’environnement de l’enfant va se révéler par moment maladroit, blessant voir agressif. L’enfant passe à côté d’un chien qui lui aboie dessus brusquement, une nourrice à bout de nerf se décharge sur lui, un camarade d’école vole un jouet…
Ces expériences inévitables vont laisser des traces (des affects au sens freudien) comme des mini « bombes à retardement » prêtes à se déclencher lorsqu’un évènement similaire se produira. Pour reprendre l’exemple du chien, l’enfant, devenu adulte, aura le ventre qui se serrera et se sentira en danger à chaque fois qu’il passera près d’un chien ressemblant, sans même en être conscient : si l’évènement traumatique a été oublié par le conscient, l’inconscient, lui n’oublie pas…
La personne va se retrouver au fil des ans avec de très nombreuses blessures prêtent à se réveiller et à engendrer des pensées parasites et des comportements inadéquats, les germes du mental sont plantés…
