Introduction.
Dans le contexte occidental, il n’y a pas de vraie notion d’évolution spirituelle mais plutôt la volonté de réussir au niveau socio professionnel. La société est laïque et fière de l’être. Il s’agit d’accumuler des performances intellectuelles, physiques, émotionnelles. Par exemple, dans le domaine cognitif, une personne « a réussi » lorsqu’elle a obtenu des diplômes, des distinctions en dehors de toutes considérations sur son état physique ou émotionnel. La personne peut être infantile, aigrie ou avoir un corps délabré, si le discours est brillant alors elle suscite l’admiration.
La notion même d’un être humain inachevé, donc la nécessité d’une évolution amenant cet achèvement, est absente. En Inde, cette notion est très présente: l’homme n’est pas abouti du point de vu spirituel, sa vie a pour rôle de poursuivre cet achèvement de façon à obtenir un être humain accompli. Cet accomplissement passe par un travail sur les chakras.
Qu’est-ce qu’un chakras ?
Chakra est un terme sanskrit qui signifie « roue » dans le sens d’un vortex en mouvement qui brasse de l’énergie. Ils sont considérés comme des lieux de passage entre des niveaux d’énergie différents, chacun ayant un niveau vibrationnel.
Ainsi, l’être humain est la superposition d’un corps et de couches d’énergie de plus en plus fines: comme des bulles inclues les unes dans les autres. Il s’agit des corps physique, astral et causal. Ces différentes couches ne sont pas isolées du reste de l’univers, bien au contraire, elles sont en interactions constantes: l’être humain est situé dans deux courants.
- Un courant de libération qui part de la terre, traverse le corps physique de bas en haut, vers le ciel, l’univers.
- Un courant de manifestation qui descend du ciel vers la terre à travers le corps humain.
Au sein de ce courant et de ces différents corps de plus en plus subtils, les chakras se comportent comme des vortex profonds qui les relient. Dans la perspective d’une évolution de l’homme, ces corps doivent fonctionner de façon harmonieuse: un fonctionnement équilibré des chakras est donc nécessaire.
Où sont localisés les chakras ?
Dans le corps physique, il y a des zones spécifiques que l’on ressent plus particulièrement et qui sont des lieux familiers de somatisation. Le langage populaire donne des indications intéressantes à travers le genre d’expression suivante:
- « Cette situation me prends la tête ! »
- « J’ai la gorge nouée. »
- « J’ai le cœur serré. »
- « J’ai une boule dans le ventre…. »
- « Je suis sans voix! »
De nombreuses anecdotes démontrent que ces lieux somatisent de façon privilégiée. Un exemple: l’extinction de voix. Les témoignages de personnes angoissées devant donner une conférence ou chanter en public et ayant eu une extinction de voix le jour « j » sont nombreux. On pourrait trouver des exemples de ce genre pour les différentes zones citées précédemment. Chacun aura des souvenirs d’événements nous ayant donné la migraine, noué le ventre ou serré la gorge…
En Inde et dans le Yoga, on porte une attention particulière à ces zones. Elles désignent les chakras les plus connus (il en existe beaucoup d’autres mais moins fondamentaux). Chakra est un terme sanskrit qui signifie « roue » dans le sens d’un vortex qui brasse de l’énergie entre différentes zones des corps.
De la même façon que l’eau peut être liquide, solide ou sous forme de vapeur, l’énergie peut prendre diverses formes. Les chakras peuvent alors être interprétés comme des portes entre ces lieux.
L’Inde dénombre sept centres principaux situés en des lieux précis des corps: le périnée, la zone génitale, le plexus solaire, le cœur, la gorge, entre les sourcils et sur le sommet du crane.
Le nom et la localisation plus précise et de ces centres sont les suivants depuis la base du corps jusqu’au sommet du crâne.
- Muladhara (chakra racine), situé au niveau du périnée entre le pubis et le sphincter anal et se poursuivant dans les jambes.
- Svadisthana (chakra sacré), situé au niveau du pubis, légèrement au dessus de la zone pileuse.
- Manipura (chakra plexus solaire), situé au niveau du plexus solaire, sous le sternum.
- Anahata (chakra cœur), situé au niveau du cœur.
- Vishuddha (chakra gorge), positionné à la base du cou, au niveau de la glotte.
- Anja (chakra 3ème œil), situé entre les sourcils.
- Sahasrâra (chakra coronal), sur le sommet du crane et au dessus, dans la zone de la fontanelle.
Les cinq chakras intermédiaires, de svadishthana à anja, se divisent en deux (une partie avant et une partie arrière), il est ainsi souvent question de douze chakras. Trois chakras sont particuliers :
- Sahasrâra : c’est le dernier, au sommet du crane. Orienté verticalement, il représente l’ouverture vers le ciel.
- Mûlâdhâra : c’est le premier situé au niveau du périnée. Orienté verticalement c’est l’ouverture vers la terre.
- Anata: celui du cœur. Situé au milieu de la « verticale sacrée », il fait la jonction entre les courants d’énergies montant et descendant: il harmonise et redistribue ceux-ci en vu d’une action harmonieuse en respect de soi et de l’environnement.
Que représentent ces centres?
A ce sujet, l’approche « psycho-énergétique » est pertinente: il y a sept centres principaux, dont cinq sont doubles (orientés horizontalement avec une partie avant et une partie arrière), donc douze principes, qui se forment durant les sept premières années de la vie.
Depuis la naissance, cette anatomie psychologique va se construire sur sept principes que l’on peut appeler : « droit naturel ».
- Muladhara (chakra racine): droit naturel d’avoir.
- Svadisthana (chakra sacré), droit naturel de sentir.
- Manipura (chakra plexus solaire), droit naturel de faire.
- Anahata (chakra cœur), droit naturel d’aimer et d’être aimé.
- Vishuddha (chakra gorge), droit naturel de communiquer.
- Anja (chakra 3ème œil), droit naturel de voir.
- Sahasrâra (chakra coronal), droit naturel de comprendre.
Exemples concrets.
Le 2ème chakra, sahasrâra, représente le droit naturel de ressentir: précocement (1 ans-2ans) l’enfant met tout à bouche pour ressentir (la bouche est un organe des sens prépondérant visualisé de façon évidence sur l’homoncule).
Le 3ème chakra, manipura, représente le droit naturel de faire: vers l’âge de trois ans, il veut tout faire : « Non, c’est moi qui ferme la porte, pas papa !».
Correspondances et pathologies.
Dans une première approximation, on peut associer à chacun de ces centres une ou plusieurs glandes du système endocrinien.
- Muladhara (chakra racine): les glandes surrénales.
- Svadisthana (chakra sacré): les glandes sexuelles.
- Manipura (chakra plexus solaire): le pancréas.
- Anahata (chakra cœur): le thymus.
- Vishuddha (chakra gorge): la glande thyroïde.
- Anja (chakra 3ème œil): la glande pituitaire (hypophyse).
- Sahasrâra (chakra coronal): la glande pinéale.
Ces centres sont ouverts de façon adéquate et harmonieuse lorsque la personne est en santé. Mais chez la plupart des êtres humains, on peut empiriquement constater qu’en moyenne de trois à sept chakras sur douze sont congestionnés ou trop ouverts. Ces centres, qui doivent normalement participer à la santé, enlèvent à celle-ci. Si le dysfonctionnement persiste pendant longtemps, il peut se matérialiser par un symptôme en passant dans le corps physique: c’est le mécanisme de la pathologie.
La somatisation est en lien avec les organes concernés par le chakra: par exemple, « Svadisthana » bloqué peut se concrétiser par des soucis urinaires dans un 1er temps et empirer sur le long terme en cancer des testicules ou des ovaires. Cependant, le plus souvent, la réalité est bien plus compliquée et subtile: plusieurs chakras interfèrent, la somatisation peut se déplacer…
La psychologie des chakras est une grille de lecture intéressante qui permet un diagnostique précis et efficace: il suffit de repérer les zones trop ouvertes ou fermées et de pratiquer avec persévérance des exercices adéquats pour ces zones.
La conséquence d’une plus ou moins grande ouverture de ces zones peut être perçue dans la façon de fonctionner des personnes: il y a des gens qui conceptualise facilement mais qui sont dans la difficulté dès qu’il s’agit de poser des actes concrets montrant ainsi un troisième chakra (le droit de faire) partiellement ou complètement bloqué. D’autres, au contraire, vont facilement agir mais en dehors de toute empathie, montrant un cœur fermé envers les autres: Anahata, le chakra du cœur, est certainement serré…
Ainsi, chaque zone a ses effets négatifs, qui souvent s’accumulent lorsque plusieurs de ces vortex ne sont pas fluides.
Comment un chakra peut-il se fermer ?
Reprenons les deux exemples précédents:
- Vers l’âge de trois ans, lorsque l’enfant découvre la joie d’agir sur le monde et a envie de faire comme ses parents, si ces derniers bloquent systématiquement les actions de l’enfant qui essaie de faire comme « les grands » alors le 3ème chakra (droit naturel de faire) se ferme progressivement.
- A partir de quelques mois l’enfant veut sentir son monde qu’il est en train de percevoir dans sa personnalité: pour cela, il met tout dans sa bouche. Souvent les parents interdissent à leur enfant, en pensant bien faire (par exemple par peur des microbes), de mettre les objets à la bouche par des injonctions brutales du genre : « Malheureux ! Ne mets pas ça dans la bouche, c’est sale ! « .
Alors, le 2ème chakra, le droit naturel de sentir, qui était en plein développement, risque de se contracter.
Remèdes.
Un chakra serré, bloqué ou trop ouvert, c’est de l’énergie qui circule partiellement, plus du tout ou trop. Cependant, il est possible d’agir à l’aide de diverses pratiques pour restaurer le flux normal: en Yoga, l’étendu de la pratique (asana, pranayama, visualisation, exercices adaptés) permet pour chaque chakra de proposer une pratique spécifique de restauration progressive du fonctionnement de celui-ci.
C’est le but de ces stages qui travaillent à chaque fois sur un ou plusieurs chakras simultanément.
Dans les cas difficiles, la collaboration avec un psychothérapeute sera nécessaire.

Coucou mon frère ! Pas le courage de lire toute ta prose mais je vais m’y mettre ! Brigitte.