L’énergie dans le corps

L’énergie dans le corps.

Il s’agit d’un sujet complexe car le terme même d’énergie est bien dévoyé :
employé comme un mot « fourretout », il finit par ne plus avoir vraiment
de sens.
Apportons quelques notions de physique pour éclaircir ce mot.
1. L’énergie en physique.
➢ La notion de puissance.
En physique, il existe une grandeur appelée puissance, P (en Watts).
Elle a des expressions différentes selon qu’elle désigne une puissance
mécanique, thermodynamique, électrique, etc.
Cette notion exprime la possibilité d’agir en ce monde directement ou
indirectement.
➢ Energie et puissance.
Le monde phénoménal fonctionnant dans le temps, la puissance a besoin
de temps pour s’exprimer. On introduit alors logiquement une autre
grandeur, l’énergie, W (en Joules).
➢ L’énergie, c’est simplement la puissance multipliée par le temps : W = P . t
Cette formule exprime littéralement que notre puissance d’action
s’exerçant dans le temps, manifeste de l’énergie.
2. L’énergie dans le corps.
➢ La notion de chakra.
Ce thème demanderait un volume de l’encyclopédie Universalis !
Pour économiser une étude fastidieuse, abordons cette notion à partir du
Yoga : en Yoga, nous avons un outil efficace pour traiter cette notion
d’énergie, c’est la modélisation des chakras.
Le Yoga considère 12 chakras fondamentaux, disséminés depuis les pieds
(chakra racine) jusqu’au sommet du crâne (sahasrâra chakra) en passant
par la colonne vertébrale. Ils sont localisés en des points du corps que
l’on peut facilement identifier par des sensations.
Par exemple, lorsqu’on a une peine de cœur, nous avons le cœur serré
(Anahata chakra, chakra du cœur). Un désir sexuel amène de la chaleur
principalement entre les jambes (swadishthana chakra, le chakra de
l’énergie sexuelle), lorsqu’un évènement contrarie nos plans, nous
pouvons avoir un refus de la situation qui se somatise plutôt dans le
ventre (manipura chakra).
L’énergie dans le corps.
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➢ Evolution de l’énergie dans le corps.
La modélisation des chakras comme étant des lieux privilégiés de
l’énergie, permet de proposer une vision d’évolution ou d’involution de
l’énergie.
Cette proposition n’est pas une théorie de plus mais correspond au
ressenti intime, gout de véracité, qui ne manque pas d’accompagner le
pratiquant de Yoga en chemin vers son intériorité.
Une image permet de mieux saisir l’aspect transformation du processus.
Pour chauffer de façon grossière et simple, on emploie du fioul, dérivé peu
raffiné du pétrole. Pour faire rouler un camion, il faut du gasoil, qui
provient aussi du pétrole mais qui plus raffiné que le fioul, celui-ci ne
permettant pas de mouvoir un camion. Pour faire rouler certaine voiture,
il faut de l’essence qui est encore plus raffinée.
Lorsqu’on raffine encore plus le pétrole, on obtient du kérosène un
carburant très subtil qui permet de faire voler les avions, ce que ne
permet pas l’essence .
Il en est de même pour le corps humain : cette image indique que selon ce
que nous désirons faire, il nous faudra une source d’énergie plus ou moins
raffinée.
3. Le but de l’énergie dans le corps.
➢ Les potentialités du corps.
Pour fonctionner physiquement de façon basique, une énergie grossière (ce
n’est pas péjoratif mais descriptif) est juste nécessaire. Pour être en
relation avec une implication émotionnelle ajustée, une énergie bien plus
subtile est pertinente et pour utiliser le cerveau de façon fine, il faudra
que le corps élabore des substances très raffinées.
Pour accéder en nous à des fonctions intuitives profondes, il faudra que le
corps métabolise des énergies particulièrement subtiles qui se
cristallisent suite à des pratiques particulières en Yoga ou dans d’autres
arts sacrés.
➢ L’activation de fonctions élaborées.
Le corps peut alors être envisagé comme une raffinerie destinée à élaborer
des substances de plus en plus fines. En bout de chaine d’élaboration,
certaines substances peuvent à nouveau enclencher chez l’être humain
des fonctions oubliées de notre civilisation matérialiste, le sixième sens
en étant un bon exemple.
Ainsi, à partir du « vieil homme », peut renaitre un homme nouveau.
L’énergie dans le corps.
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4. L’énergie dans le corps mène à l’action.
➢ L’énergie est action.
Comme nous l’avons déjà vu dans la définition même de l’énergie, celle-ci
est une puissance s’exprimant dans le temps. Ainsi, l’énergie est par
essence action, une action n’étant pas forcément une action visible : selon
la sagesse Bouddhique, rester en méditation en intention de « Paix et
Amour » est plus agissant que toutes les actions visibles dans ce sens.
➢ Quelle sera mon action ?
Si nous n’avons pas pour vocation de sauver l’humanité (sinon, nous
serions Dieu et il parait que la place est prise...), nous pouvons, à notre
échelle, faire ce qui nous est possible dans le but d’améliorer ce qui est à
notre porté. Ainsi, nous participons plutôt de la guérison du monde que de
la maladie du monde : un grain de sable semble à priori négligeable, mais
une magnifique plage, n’est-elle pas l’accumulation de grains de sable ?