Résumé stage 1, le mental, aspect pensées.
Introduction: « si ton mental vit, tu meurs, si ton mental meurt, tu vis ! »
Cette phrase forte montre qu’il ne s’agit pas d’un sujet « intéressant » mais d’un sujet fondamental…
Histoire de la création de l’ego.
- Atterrissage sur terre : le nourrisson est pur être.
- Peu à peu, le sens de l’égo apparait et avec celui-ci, le sens de la séparation: image du paradis perdu.
- Celui-ci se forme en 7 ans, jusqu’à l’âge de raison. A chaque année, correspond la formation d’un chakra principal.
- L’égo est indispensable sur terre: important que l’enfant réponde à son prénom.
- La pensée est utile, elle permet de prévoir une action et de la préparer de façon adéquate. Demain, je vais à Rennes, j’achète ce soir mon billet sur internet. La dernière fois que j’ai été à cette adresse, je n’ai pas pu me garer : j’y vais en métro.
La création du mental.
Au fil des premières années, avec le sens de l’ego qui se développe, vont se produire des évènements plus ou moins traumatiques. L’environnement de l’enfant va se révéler maladroit, blessant voir agressif: l’enfant passe à côté d’un chien qui lui aboie dessus brusquement, une nourrice à bout de nerf se décharge sur lui, un camarade d’école lui vole un jouet…
Ces expériences inévitables vont laisser des traces (proches des affects au sens freudien) comme des mini « bombes à retardement » prêtes à se déclencher lorsqu’un évènement similaire à ce qui les a créé se produira. Pour reprendre l’exemple du chien, à l’âge adulte la personne aura encore le ventre qui se serrera et se sentira en danger à chaque fois qu’elle passera près d’un chien sans même en être consciente: si l’évènement traumatique a été oublié, l’inconscient, lui n’oublie pas…
La personne va se retrouver au fil des ans avec de très nombreuses blessures prêtent à se réveiller en fonction des circonstances et à engendrer des pensées parasites et des comportements inadéquats, les germes du mental sont plantés…
L’inversion fatale.
Le mental devrait être au service de la personne, le souci est que le plus souvent, il utilise la personne: il devient inutile et prédateur.
Mental utile : tenir compte du passé, prévoir dans le futur. Synthétiser une situation dans le présent.
Mental inutile et prédateur : la personne est asservie à des désirs et des peurs issus du passé, ceux-ci sont plus ou moins réactivés au présent, la faisant « vivre » dans un monde d’attraction et de répulsion. Le monde réel n’est plus perçu mais constamment interprété comme la lumière blanche est diffractée par un prisme en de multiples couleurs.
Images multiples des traditions évoquant l’être humain esclave de son mental.
- Le prisonnier et le geôlier: l’âme de l’être humain, prisonnière du mental (Ramanaya).
- l’homme est une machine: il n’a pas de libre arbitre mais est mû par des pulsions qui le dépasse.
- Image de la tradition indienne de la marionnette: la personne est comme une marionnette animé par les fils de l’existence.
Que désigne-t-on par mental ?
Lorsqu’on observe le fonctionnement de l’être humain, un flux incessant de pensées génère un flux incessant d’émotions qui alimentent à leur tour, ce flot de pensées. Le cycle fonctionne en boucle et s’auto alimente lui-même de façon quasi ininterrompue du matin au soir.
Ces pensées sont engendrées par les stimulations de la vie qui entrent en contact avec des prédispositions engendrant une série ininterrompue de réactions. La personne est prise en otage et ne vit plus librement dans l’instant. Chaque perception engendre une attraction si elle est jugée comme favorable ou une répulsion si elle est jugée comme défavorable.
La conséquence principale est que la personne ne vit plus dans le monde mais dans « son monde » psychologique de peurs et de désirs.
Les prédispositions proviennent d’empreintes du passé (Samskara, Vasana).
Le mental a plusieurs noms évoquant ses possibilités de nuisance.
Le mental est désigné par plusieurs noms ce qui montre sa potentialité de changement, de duplicité, d’adaptation, et finalement de survie.
Il est appelé « Le malin », « Le diviseur, « L’hypnotiseur », « L’imposteur », « Le petit moi » …
Pourquoi ces noms ?
Illusionniste : histoire de la corde et du serpent.
L’hypnotiseur : histoire du prisonnier se croyant libre.
Le diviseur : je fais le mal que je ne veux pas faire, je ne fait pas le bien que je veux faire.
Essence du mental ?
Swami Shivananda : « Le mental est un « petit quelque chose » qui réellement n’est rien mais qui pourtant fait tout»
Nombreuses sont les citations qui pointent vers cette direction: le mental est une pure illusion et pourtant c’est le prince de ce monde.
Résolutions possibles.
L’espoir est que le mental n’est que le prince de ce monde, fondamentalement, il est lui-même issu du Soi, de la profondeur en nous qui se manifeste sous forme du mental de façon inadéquate comme une lumière pure est colorée par un filtre de couleur. Les diverses traditions ont mis en place divers outils pour se libérer de la dictature du mental. Le Yoga propose un chemin précis en huit étapes.
Arnaud Desjardins : il existe une méthodologie de destruction du mental, et d’érosion des émotions cristallisée.
Swami Muktananda : le lieu de la « Paix et du Silence » comme lieu de résolution inhérent.
Image traditionnelle védantique : celle de la chenille et du papillon. Nous sommes des chenilles ayant la possibilité de devenir un papillon, image de la liberté par rapport à nos asservissements
